—D’abord, dit Sabine, je ne sais pas si c’était sa maîtresse. M. de Bréville est venu me demander de faire le portrait d’une dame, sans me la nommer ni me dire qui elle était. J’ai supposé quelque intrigue. Et je l’ai affirmé devant vous parce que... Ma foi, je ne sais plus... Par bravade.

—Comment était-elle, cette dame?

—Je ne l’ai pas vue.

—Le monsieur a renoncé à son projet?

—Non, Vincent, reprit Sabine avec une douceur grave. C’est moi qui ai refusé. Nous nous étions, vous et moi, querellés au sujet de cette commande. Il ne vous paraissait pas convenable que je l’acceptasse. J’ai écrit, dès le lendemain, à M. de Bréville pour le prier de ne plus compter sur moi.

—Est-ce possible? s’écria de Villenoise.

—Je ne vous ai jamais menti, dit avec fierté Mme Marsan.

—Mais, reprit-il, vous avez revu le comte? Il est revenu? Il a insisté?

—Les termes de ma lettre étaient tels qu’il a jugé toute démarche inutile.

—Ainsi, dit maladroitement Vincent, vous ne connaissez pas son fils?