—Ah! mon Dieu! s'écria Simone.

Elle avait quitté le bras de Jean et s'élançait dans la direction du vestiaire.

Les deux hommes la suivirent. Chambertier la rassurait.

—Mervil dit que ce n'est rien, que vous ne partiez même pas avant le souper.

Mais Simone, toute pâle, secouée d'un tremblement, ne l'écoutait seulement pas. Ses mains agitées ne pouvaient nouer les rubans de sa sortie de bal. M. d'Espayrac, très grave, très tendre, l'habillait comme une enfant, la forçait à s'envelopper la tête dans son grand voile d'Alençon.

—Ne vous faites pas tant de mal, murmura-t-il. Nous allons y être tout de suite.

En même temps, il tendait le bras à un valet, qui lui passa sa pelisse.

—Alors, dit Chambertier, c'est vous, monsieur d'Espayrac, qui reconduisez Mme Mervil?... Moi, je ne peux pas quitter avant le souper... Je suis désolé, chère madame... Ah! quel contretemps! Gisèle va être aux cent coups!...

Déjà Simone courait sur le perron.

—Un fiacre! dit-elle. Ma voiture ne devait venir qu'à quatre heures.