—Bah! dit-elle avec négligence, j'aime mieux mon poney.
Et elle se remit à gambader.
XIII
Le petit Hugues Mervil vint au monde un jour de novembre—un jour calme et grisâtre—dans l'hôtel de la rue Ampère.
Ce fut une joie sans pareille, même pour Simone, après l'apaisement des tortures physiques. Un fils, ils avaient donc un fils! Leur ardent désir de ces derniers mois se réalisait. C'était à un garçon qu'ils avaient songé dans tous leurs projets d'avenir; on parlait de lui comme d'un être existant déjà, mais éloigné par hasard. «Quand Hugues sera là...—J'ai oublié cet objet dans la chambre de Hugues.»
Mervil, agité, nerveux dans le bonheur comme dans la peine, courait du haut en bas de la maison, s'affairait, déraisonnait. Un de ses premiers mots fut celui-ci:
—Je vais envoyer un télégramme à d'Espayrac. Mon vieux Jean! Il nous aime tant! Il sera si heureux!