— Quel bonheur !… Mais est-ce bien sûr ?… Qui est venu dire cela ?… Est-ce Coursol ?…
— Oh ! ce Coursol !… » s’exclama Ogier, avec le rire de ses dents éclatantes, « je finirai par l’envier, tant il vous occupe ! Non, ce n’est pas Coursol, ou du moins pas lui-même. Je partirai sans avoir contemplé ce formidable mythe. C’est, ma foi, une très gracieuse image du monstre qui est arrivée en messagère de concorde. Une jeune personne aux yeux japonais… Madame Chrysanthème à la Martaude…
— Fanny Coursol ! » cria Berthe Raybois.
Et, malgré sa tranquillité, l’instinctif élan de sa jalousie l’emporta d’un pas si rapide, que, sans préméditation, Nicole et Ogier se trouvèrent seuls en arrière.
— « Mon Dieu ! » murmura le jeune homme. « Je ne puis vous quitter. Je suis capable de quelque folie.
— Georget !… Et votre promesse !… Et notre pacte d’alliance si pure, si haute !… Votre œuvre à venir… C’est en elle que votre cœur doit rencontrer le mien.
— Comment écrire, loin de vous ?… Ah ! Nicole, n’aurez-vous pas assez confiance en moi pour venir vous pencher une fois… une seule fois !… sur ma table de travail ?… Ensuite, j’aurai tous les courages. »
Elle secoua la tête, le regarda au fond des yeux. Il soupira.
— « Mais, » demanda-t-il, « vous venez à Paris, souvent ?… Vous venez visiter Toquette à sa pension. Ne vous verrai-je pas, quelques minutes seulement ?… Dehors… dans les rues… dans un parc… comme à Bruges, comme ici… Qu’y aurait-il de mal ?… »
Elle dit, très vite et tout bas :