—«C’est toi, ma pauvre petite!»

Silencieuse, elle le regardait, avec un monde de pensées désolées au fond de ses yeux immenses.

Il s’assit à côté de la chaise longue, prit dans ses mains les doigts fluets et comme inertes, posa sur elle des prunelles douces comme des prunelles de mère.

—«Aie confiance, dis-moi tout. Je ne te condamne pas. Je ne peux pas te condamner!»

Elle leva les sourcils, ouvrit démesurément les paupières, comme dans un étrange effroi.

—«Pourquoi donc?» balbutia-t-elle.

—«Parce que tu n’es pas seule responsable de tes fautes.

—Et qui donc en est responsable?» fit-elle en avançant un visage frémissant.

—«La destinée ... la vie ... Et, je le soupçonne, la lâcheté d’un séducteur indigne.»