—Comment? Quelle dentelle? Y est-elle habile?
—La dentelle qu’on nomme irlande, et qui sort aussi de chez nous. Je crois qu’elle pourrait devenir une fine main à la chose. Mais il faudrait aimer le travail.»
L’aïeule, d’un geste, indiqua, dans un angle de la chambre, sur une chaise, des pelotons de fil et de menus outils de dentellière. Puis ajouta:
—«C’est sa place. Mais où est-elle? Dans le pays, à faire peut-être de dangereuses connaissances.
—Pourquoi l’avez-vous laissée sortir?» demanda presque violemment le marquis.
—«Elle a vingt et un ans. Que puis-je? D’ailleurs, elle ne sortait que pour faire ses dévotions à Saint-Mathieu. Elle devrait être de retour.»
Valcor s’écria:
—«Je la doterai. Je la marierai. Cette enfant ne peut épouser un rustre.
—Et vous, monsieur Renaud, vous ne pouvez pas la doter,» prononça la vieille avec une fermeté farouche. «Vous le savez bien. Ne vous ai-je pas dit cent fois que jamais une Gaël n’acceptera, moi vivante, de l’argent d’un Valcor.