Il y eut un silence, qui sembla gêner la bonne femme, car elle reprit en bredouillant:
—«Non, vous concevez... monsieur le marquis se remariera sans doute. Alors... garder comme ça autour de Solgrès des gens qui ne jurent que par sa première femme, ça ne serait pas agréable pour la seconde. Alors... il fait une rente à la Louison pour qu'elle vive ailleurs. Oh! une belle rente... Elle n'est pas dans le besoin.
—Elle vit avec son fils, sans doute?» questionna l'étranger, tandis que la flamme veloutée de ses yeux devenait plus pénétrante.
—«Son fils!...» exclamèrent en même temps les deux Poinclou.
—«N'avait-elle pas un enfant de son premier mariage?
—Comment le savez-vous?
—Les ouvriers de l'usine le disaient, en jabotant sur la promise de leur camarade Nobert.
—Oui... Eh bien, cet enfant-là, il est mort.
—Aussi?... Pauvre femme, elle n'a pas eu de chance.»
Cette remarque ne fut pas relevée.