—«Je pensais,» lui dit Occana, «que tu serais plus contente de me voir. J'ai terminé les affaires qui me retenaient loin de vous. Elles m'ont procuré un petit capital. L'avenir est libre devant moi. Je puis vous emmener, ou rester avec vous, ou partir seul. Mais en attendant que j'aie pris une décision, j'imagine que tu peux m'offrir l'hospitalité ici.
—Je n'y suis pas chez moi.
—Tu y es la maîtresse, si j'ai bien compris.
—Non. La maîtresse est la marquise de Malboise, et je la représente.
—La marquise de Malboise ne me refusera pas un abri à Solgrès,» dit Occana d'un ton bizarre en appuyant sur les deux noms.
—«Pourquoi?»
Il ricana:
—«C'est assez grand.
—Ne crois pas cela. Nous manquons de place. Les édifices projetés ne sont pas tous construits. Le château reçoit en attendant le plus grand nombre de nos pensionnaires. Si vaste qu'il soit, il y suffit à peine, d'autant qu'il faut compter avec l'isolement obligatoire de certains services.