—«Et vous avez fait grâce à pareille canaille?
—Le dernier mot n'est pas dit. Je vérifierai demain les prétentions de cet individu. S'il est ce qu'il affirme...
—Et quoi donc?
—Un Italien. Si c'est exact, je ne créerai pas d'incident. Dans le cas contraire...
—Monsieur le colonel,» dit le lieutenant, «je me mets à votre disposition pour l'enquête. Je parle l'italien comme l'allemand...
—Parfait. Nous l'interrogerons après souper. Êtes-vous capable de juger à l'accent si l'italien est sa langue maternelle?...
—J'en réponds, mon colonel.»
Fixés sur ce point, les trois officiers parlèrent d'autre chose. Ils se lamentèrent sur leur inaction. Quel ennui de surveiller une province où rien ne bougeait, alors que les camarades se couvraient de gloire ailleurs!
—«Patience, messieurs. J'ai une communication du général. Ça chauffera par ici bientôt, paraît-il. Nous serions sur la ligne de jonction de Garibaldi avec l'armée de la Loire, si le plan qu'on prête à l'Italien doit se réaliser.