—«Oui.

—Quel notaire?

—Duquel voulez-vous que je parle, sinon de maître Bruloir, chargé de tout ce qui concerne notre communauté de biens.

—Notre communauté, soit. Mais sur ce terrain, mon consentement vous est acquis pour toute chose. Qu'ai-je besoin de parler à monsieur Bruloir? Quant à mes propres, vous savez que cela regarde monsieur Jacquet, notaire de mes parents, et qui désormais sera le mien.

—C'est que je ne veux pas,» dit brutalement Pascal. «Quel besoin avez-vous de compliquer la situation avec un notaire personnel?... Nous sommes bien assez divisés moralement. Si nous avons deux notaires, dont chacun fera du zèle en essayant de rouler l'autre dans l'intérêt de son client, nous arriverons à la guerre. Est-ce cela que vous désirez?»

Armande ne répondit pas. Un peu déconcerté par son silence, Pascal reprit d'un ton moins acerbe:

—«Si je vous demande de vous entretenir avec maître Bruloir, c'est parce que je trouve plus convenable de traiter certaines questions par son intermédiaire plutôt que de les discuter ouvertement avec vous.

—Quelles questions?» demanda la marquise.

Ce fut au tour de son mari de garder le silence,—un silence d'évidente gêne. A la fin, il dit: