—Oh!» s’écria-t-elle avec une émotion singulière. «C’est donc la volonté du Ciel.

—Tout se fait, madame, par la volonté du Ciel.

—Sans doute. Mais... je veux dire... Notre rencontre est, pour moi, une grâce de la Providence.

—Elle en sera une pour moi aussi, madame, si je puis vous servir en chrétien.

—Vous pouvez, mon Père, m’être d’un incroyable secours.

—Est-ce possible?

—Je me rends moi-même en Bolivie. Je voudrais, moi aussi, pénétrer dans la forêt amazonienne.»

L’étonnement laissa le moine sans paroles. Quel étrange projet pouvait conduire cette femme appartenant à la plus haute société française, parisienne peut-être, habituée à tous les raffinements de la vie, dans des pays aussi éloignés de tout ce qui devait l’intéresser, vers des aventures au moins hasardeuses, et sans même un compagnon de route?

Devant le silence de l’octavien, Gaétane de Ferneuse craignit d’être mal comprise.