Qui partout en secret active son effort,
C'est ce qui n'est pas moi: l'ineffaçable trace
Qu'a gravée en mon sein la foule des aïeux.
Ma joie et mes douleurs sont celles de ma race,
Et le feu de son âme éclate dans mes yeux.
Que devient donc ma vie en ces profonds mystères?
Où retrouver ce Moi, qui périt chaque jour?
O souvenirs! c'est vous, aux heures solitaires,
Qui du frêle fantôme esquissez le contour.
C'est vous qui me rendez quelquefois à moi-même,