MARCEL.
Voilà un singulier chrétien; qu'en dis-tu, Viviane?
DIOTIME.
Je ne sais pas trop de quel droit nous serions ici plus exigeants que les saints du quiétisme et que cette «belle âme» chrétienne, Suzanne de Klettenberg, qui ne concevait pas le moindre doute, nous dit Gœthe, touchant son salut.
MARCEL.
C'est-à-dire que cette demoiselle voulait faire de Gœthe un saint à sa mode, et qu'elle avait probablement un grand faible pour les beaux yeux du jeune néophyte.
DIOTIME.
Mais la Faculté de théologie de l'université d'Iéna, direz-vous qu'elle était sensible aux beaux yeux de Gœthe, quand, pour honorer le cinquantième anniversaire de sa naissance, elle lui offrait le diplôme de théologien (encore une ressemblance avec l'Allighieri), lui rendant grâces d'avoir «honoré, encouragé, protégé et avancé les vrais intérêts de l'Église chrétienne?»
VIVIANE.
Je voudrais me faire une idée plus nette de ce que Gœthe entendait par l'Église.