Par les nuits qu’une lune énorme idéalise,
Votre fantôme passe et repasse sans fin ;
De votre jeune corps tous mes désirs ont faim
Et ce sont vos odeurs qui parfument la brise.
Lorsque je sors la nuit, pour apaiser le mal
D’un pauvre être agité qui souffle et qui délire,
Votre cher souvenir m’accompagne et m’inspire ;
Ah ! que de fleurs alors sur le chemin banal !
Voilà bientôt dix ans que les printemps de France
Ont fleuri vaporeux et verts loin de mes yeux ;