Mais qu’on m’enterre, à l’ombre verte d’un grand arbre,
Et que la mer, la mer chante près de l’endroit.
Je voudrais que ma fosse ainsi qu’une tonnelle
Fût en tout temps fleurie afin que le passant
Séduit par la splendeur de l’arbre ravissant
S’arrêtât pour rêver, quelques instants, près d’elle.
Mais, je voudrais surtout, lorsque le renouveau
Enivre les chemins, que passent de beaux couples
De jeunes amoureux aux corps minces et souples
Et qui ne sauraient pas que là gît un tombeau.