— Fais pas rire le mec, je lui dis, j’ai mal au battant.
Je lui bonnis une vraie romance pour lui expliquer que je suis tombé sur un caillou et que cela m’a meurtri la poitrine.
Il me regarde.
— Drôle de caillou, devait être chauffé à blanc pour brûler ton veston de cette façon, et drôlement pointu pour le perforer avec autant de précision.
Pour toute réponse, je lui montre mon portefeuille avec la balle fichée dedans.
Il secoue la tête avec incrédulité.
— Tu dois tripoter des trèfles à quatre feuilles tous les matins pour avoir un pareil vase, non ?
Il m’examine d’un peu près.
— Vilain traumatisme : mais tu ne ferais pas ce que je te dirais si je te le disais… Je suppose que tu veux une petite piquouse simplement pour te calmer ?
— On ne peut rien te cacher, mon grand.