— Tu as du boulot ?

— Tais-toi ! Si tu es sur le sable tu n’as qu’à me le dire, je te trouverai de l’embauche.

Il m’injecte un petit machin-chose qui, en deux secondes, endort ma douleur.

— Y a des gars qui sont vergeots de posséder un portefeuille blindé, me dit-il.

Il ajoute :

— Tout de même, entre deux tirs de barrage, tu devrais passer une radio pour voir si tu n’as pas une côte fêlée.

Je hausse les épaules.

— Les fêlures, ça me connaît, je lui affirme, fais confiance.

— Je sais : ça a commencé par ton cerveau…

Je lui lâche une bourrade qui l’envoie dinguer dans ses bocaux et je me fais la malle en souriant, frais comme un gardon !