— Eh bien, c’est fait ! je dis, vous voulez quoi ? Que je passe mon calbard par les fentes de la porte ?

Pendant que je dis ça, j’entends un faible bruit, alors je comprends que ces gars ont quelque chose dans le crâne.

Ils m’ont feinté et comment !

Leur truc était simple : ils ont attendu que je décroche le téléphone de bord pour vérifier si j’avais bien balancé mon feu.

Une minute plus tard, une voix me dit :

— Ça n’est pas gentil d’essayer de nous abuser, monsieur le commissaire. Vous nous prenez pour des imbéciles et vous avez tort… Si vous agissez de la sorte, nous emploierons d’autres moyens… Une dernière fois, allez jeter votre revolver et revenez immédiatement me parler… Ne cherchez plus à ruser…

Je comprends que je dois céder. A quoi bon insister ?

Je vais glisser mon feu à travers la porte et je reviens au téléphone.

— Voilà qui est fait…

— Très bien.