— C’est pour me démontrer cette vérité que vous m’avez enlevé comme la première jouvencelle fortunée venue ?

— Non, dit-il, c’est pour vous demander un renseignement.

— Un renseignement ?

— Oui.

— Et vous avez été obligé de fréter un bâtiment, de me séquestrer uniquement pour cela ?

— Peut-être…

Il s’avance sur moi. Il tient sa longue cigarette entre ses doigts et il paraît plus solennel que jamais.

— Commençons par le commencement, commissaire… Pourquoi avez-vous suivi en Suisse le nommé Georges Gerfault ?

— Une idée comme ça !

Il fronce les sourcils et je m’aperçois que, lorsque ça ne carbure pas à sa fantaisie, il peut prendre l’air méchant, très méchant.