Vivement, je jette le zigoto à terre et je plonge dans la Seine. Belle idée que j’ai eue de ne pas m’en éloigner…
Lorsque mon incendie est éteint, il ne me reste que des vestiges de vêtements sur le râble… Mes tifs sont à moitié brûlés et je dois ressembler à une écrevisse prête à consommer…
Je ressors de la flotte en claquant du bec. A ce régime-là je vais filer dans un sana avant longtemps… Une statue de marbre en cloquerait une fluxion de poitrine !
Je cours à l’endroit où j’ai largué mon incendiaire ; bien entendu il n’est plus là… Le paysage lugubre de cette banlieue ouvrière est paisible, silencieux. Rien à l’horizon…
— Tant pis, je me dis.
Je mets les coudes au corps et je pique un petit cent mètres pour me réchauffer.
Tout en galopant comme un dératé dans la campagne, je répète :
— Tant pis… Tant pis…
Ces deux mots rythment ma course…
— Tant pis… Tant pis…