Oh oui, tant pis pour l’homme aux cheveux gris, pour Crâne-pelé, pour le disque, pour la péniche, pour la femme qui m’a tiré dessus…
Je m’en fous, j’en ai marre, j’en ai ma claque de toutes ces salades…
Je ne sais plus où j’en suis lorsque je débouche dans une agglomération…
Une gonzesse qui passe à bicyclette se met à hurler en me voyant et perd les pédales… Des gens sortent sur leur porte… On crie… On hurle au fou ! au jobré !
Je n’ai même pas l’idée de m’arrêter… Une force inconnue me pousse à courir encore, à courir toujours…
Je n’y vois presque plus clair… J’ai la tête qui fond, qui fond comme une savonnette dans une bassine d’eau chaude…
Puis des mains me saisissent… Des voix retentissent dans mes oreilles…
J’essaie de murmurer :
— Du rhum !
Et je dois y être parvenu car on écarte mes dents pour me glisser dans la margoulette un goulot…