— Très bien, fait-il.

Il sort et revient peu après avec un nécessaire à piqûres…

— Je lui fais un peu de morphine. A midi, on devra lui injecter deux cent mille unités de pénicilline-retard. Pour le reste, ma foi, qu’il fasse renouveler ses pansements. Je vous signale qu’on traite ses plaies avec une pommade à l’auréomycine… Et puis, autant que possible, qu’il ne prenne pas froid ! Parce qu’alors…

Il sort en levant les bras au ciel…

Le chef se tourne vers moi.

— San-Antonio…, commence-t-il.

Intérieurement je complète sa phrase.

— … l’heure est grave.

Et croyez-moi ou ne me croyez pas, c’est exactement ce qu’il dit !

Paris est tout rabougri. Je regarde par les vitres et je me dis que la vie est dégueulasse.