De toute mon âme, je lui dépose un aérolithe sur le coin de la physionomie. Ses chailles font un bruit rigolo… Il chancelle… Je l’agrippe et le tire contre moi. Je lui fais le coup du veston afin de lui paralyser les fumerons. Et je le travaille avec la tête. Pif, paf ! Pif, paf !.. Nos bocaux s’entrechoquent… Drôle de façon de trinquer…
Il est soufflé comme une vieille lampe à pétrole exposée dans un courant d’air.
Sa souris, complètement folle, hurle :
— Otto ! Otto ! prends garde…
Mais l’Otto n’est pas en état de marche. Il brinquebale contre moi. D’un geste sec, je lui arrache son pétard qu’il tient toujours à la main…
J’appuie le feu sur sa tempe et je lui mets une fameuse boule de gomme dans le plafond…
Sa cervelle va valdinguer sur la jupe de la souris qui se met à chialer comme une madelon.
— Fermez les vannes, Lucia ! je lui fais. C’est pas le moment de jouer le Maître de forges… Venez plutôt me délivrer sinon je vous envoie rejoindre votre mironton avant que vous ayez eu le temps de compter jusqu’à un.
Elle comprend que ça n’est pas du bluff.
Vingt secondes plus tard, je suis libre !