Mes collègues suisses sont très gentils.

Je leur explique que je suivais ce type dont les agissements paraissaient suspects et ils se déclarent tout prêts à me faciliter ma tâche.

— Tout ce que je vous demande, leur dis-je, c’est de me laisser cette carte d’identité et de me tirer des photos du gars, le mieux arrangées possible de manière à ce qu’on n’ait pas trop l’impression qu’il lui manque un bon morceau de crâne. Vous me ferez aussi une fiche de ses empreintes.

— A votre disposition, monsieur le commissaire.

— Il vous faut combien de temps pour me préparer ça ?

— Vous aurez les photos aux premières heures de la matinée, demain.

— A quelle heure y a-t-il un avion pour Paris ?

— A dix heures.

— On pourra me les apporter à l’aéroport ?

— Certainement.