— D’accord.

Il inscrit sur un carnet à couverture noire les renseignements que je viens de lui donner et je me trisse au syndicat des acteurs.

La charmante secrétaire qui me reçoit regarde la photographie et fronce le sourcil.

— Oui, je connais ce garçon, admet-elle. Attendez…

Elle attrape un énorme registre où sont collées des photos de petit format.

Les acteurs sont classés là-dedans suivant leur emploi. Elle potasse dans le rayon des jeunes premiers, puis dans celui des « composition ».

— Voilà, dit-elle.

— C’est bien mon homme…

Oui, c’est lui, en un peu plus jeune. Lui, avec un costar coupé par un maître du ciseau.

Je lis le texte calligraphié en petite ronde à côté de l’image :