— Venez, dit-il…

Une affreuse odeur de mort et de désinfectant flotte dans la bâtisse.

Nous arpentons un bon métrage de couloirs, et il me conduit au sous-sol par le truchement d’un ascenseur plus long que haut.

En bas, l’odeur de mort se complique de relents d’humidité. J’en ai des picotements dans la moelle épinière…

— Entrez ! invite le maître de ce domaine du canage, et il pousse une lourde épaisse comme la couennerie d’une cliente de tireuse de cartes.

La pièce où je pénètre ressemble à toutes celles que j’ai déjà vues dans ces sortes d’endroits. Elle est nue, glacée, blanche et vous n’avez pas besoin de vous raconter des choses tristes pour garder votre sérieux.

— A quoi il ressemble, votre cousin ? demande le mec.

Je lui fais une brève description…

— Je vois, dit-il, c’est sûrement le pauvre gars qu’on m’a amené jeudi dernier…

— Que lui est-il arrivé ?