Le colonel a les cheveux grisonnants et une petite moustache à la Adolphe Menjou.
Il me salue d’un hochement de tête.
— Affaire très compliquée, dit-il…
— Vraiment ? je demande…
— Oui… Nous sommes allés, accompagnés par la police allemande, au domicile des Bunks. Le cadavre est celui de leur fils : Karl…
— Vous avez l’assassin ?
Il hausse les épaules.
— Je suis officier et non pas flic, grommela-t-il.
A la façon dont il prononce le mot flic, on comprend parfaitement qu’il n’a pas les représentants de cette corporation en très haute estime.
Il continue :