Ou je me fous le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate, ou la vieille bronchiteuse en sait plus long qu’elle n’en dit sur cette histoire…

J’hésite à retourner chez elle. Mais je me dis qu’il faut battre le fer, etc.

Je me dis ça parce que, d’abord, c’est une vérité du premier degré ; ensuite, parce que je ne rechigne pas devant les citations populaires.

Demi-tour !

Je vire au milieu du boulevard Haussmann, désert ou presque à ces heures. Un taxi nuiteux qui radinait en trombe manque de me télescoper.

Son conducteur ralentit pour me classer à grands cris dans une branche de la sexualité qui nécessite de la part de ses adeptes l’achat d’un tube de vaseline…

Je n’ai pas de temps à perdre…

Je me contente seulement de le traiter de dégénéré et de lui faire des révélations — purement gratuites, du reste — sur ses ascendants.

Puis, je fonce vers la Trinité. Je remonté la rue de Clichy et je tourne rue de Liège, malgré qu’elle soit en sens unique et que j’arrive précisément par le côté interdit.

Le 89 !