Il fronce les sourcils.
— Avec eux, il n’y a qu’une femme, les secrétaires couchent à l’annexe…
— Eh bien alors, mon poète chevelu, vous êtes complètement décalcifié de la citrouille. C’est sûrement d’elle qu’il est question.
Je me fais péremptoire.
— C’est pas le tout, elle est peut-être en train de saigner, la donzelle, remarquez que ça en fera toujours une de moins… Quelle chambre ?
— 28, dit-il précipitamment, deuxième étage.
Je touche le bord de ma calotte d’un doigt négligent et je m’engage dans l’escalier. Jusqu’ici ça s’est merveilleusement passé, seulement le plus duraille, le fin du fin, le trapèze de haute école reste à faire.
Il s’agit de décider Gertrude à m’ouvrir sa porte ; puis il s’agit de la trouver seule…
Je grimpe les escaliers lentement. J’arrive au second palier, il est désert. Je cherche la porte 28 ; elle se trouve au fond du couloir. Je m’arrête devant et je prête l’oreille. Je ne perçois aucun bruit ; si elle est là, Gertrude, elle est seule ou avec un type qui pionce.
Je m’accroupis et examine la serrure. La clé est dedans et le pêne est engagé dans la gâche. Donc l’oiseau est au nid. Si au moins je parlais allemand !