Tant pis, je dois continuer à foncer, toujours cet engrenage du diable qui vous pousse en avant…

Si une porte s’ouvrait et qu’un de ces messieurs m’aperçoive devant cette porte, dansant d’un pied sur l’autre, il se demanderait ce que je maquille.

Je frappe discrètement.

Rien ne répond.

Je remets la gomme dans le fortissimo. J’entends un soupir puis une voix de femme lance quelque chose en allemand sur le mode interrogateur.

— C’est le garçon, dis-je de ma voix la plus fluette. Monsieur l’officier me charge de vous dire que l’homme que vous recherchiez est arrêté et que si vous voulez le voir, vous deviez descendre dans le petit salon de l’hôtel.

Gertrude pousse une exclamation. Je l’entends sauter du lit.

— Dites que j’arrive, lance-t-elle.

Je réponds :

— Parfaitement, mademoiselle.