Il les met à toute berzingue. Son os cogne le 100 comme une fleur. Pourvu que ce singe habillé ne nous rentre pas dans un arbre. C’est ça qui serait giron ! Il aurait bonne mine, le San-Antonio, de finir incrusté dans un platane entre deux Allemands…

Mais le gars, s’il n’a vraisemblablement jamais remporté de prix de beauté, a dû décrocher des prix automobiles. Le volant, ça le connaît. Il prend de ces virons, le zig, qui sont d’un grand champion.

En trente-cinq minutes, nous atteignons Lyon. Le jour se lève.

Je donne à l’Allemand l’itinéraire à suivre pour aller chez Stéphane.

— Stop ! je crie, lorsque nous parvenons devant le bistro de notre ami.

L’Allemand s’arrête et se retourne.

— Hôpital ? fait-il, surpris.

Je lui mets un coup de crosse au bas du crâne qui fendrait en deux une boule d’escalier.

Cette sage précaution étant prise, je vais cogner à coups de poing dans la porte du bistro. La tête décoiffée de l’empereur romain ne tarde pas à s’encadrer dans l’une des fenêtres du premier étage.

— Qu’est-ce que c’est ? demande-t-il.