— Alors passez-m’en un.

Il obéit sans se faire tirer l’oreille.

— Il s’agit de faire vite. Nous allons aller séparément jusqu’à la machine que vous voyez là-bas, toute seule. Elle se trouve cachée aux yeux des Fritz et des employés par le refuge d’attente situé de l’autre côté des voies. Nous allons faire comme si nous ne nous connaissions pas, vu ?

— Vu !

— Vous ne ferez rien d’autre que les cent pas à proximité de la locomotive jusqu’au moment où je poserai ma main à plat sur le sommet de ma tête, comme ceci. Vous voyez ?

— Je vois.

— Alors, sans perdre un instant, vous attacherez votre valtouze après l’un des tampons de la locomotive. Solidement, manquerait plus qu’elle glisse avant le heurt que j’espère provoquer. C’est compris ?

— C’est compris.

— Vous n’avez pas un journal, sur vous ?

— Non.