— Ça ne fait rien, je vais en acheter un au kiosque de la salle d’attente. Pendant ce temps vous irez à la loco ; surtout ayez un air naturel, vous ressemblez à un conspirateur d’opérette, soit dit sans vous vexer. Fumez, grattez-vous les fesses, mais ayez l’air naturel, je vous en conjure… Bon, vous êtes prêt ?
— Je le suis.
Il me pose la main sur le bras.
— Et après ? questionne-t-il.
— Après quoi ?
— Après que j’aurai attaché la valise au tampon ?
— Vous pourrez aller au cinéma ou bien voir votre bonne amie, je me charge du reste… Surtout ne restez pas dans les parages car tout laisse à prévoir qu’il va y avoir un drôle de pastaga !
— Et vous ?
Il commence à me battre les bonbons avec ses incessantes objections, ce Polak-là !
— Moi, lui dis-je, je ferai l’impossible pour remiser les os du bonhomme, faites confiance.