— Parfait. Consécutivement à cet acte de sabotage…
Il s’interrompt et me regarde.
— « Consécutivement » est-il français ? demande-t-il d’un air soucieux.
— Oh, passez la paluche, je lui fais ; vous savez, moi, je suis pas un puriste du langage. L’Académie, c’est à l’étage au-dessus…
— Bien, poursuit-il, consécutivement à cet attentat, car c’est le terme qui convient, n’est-ce pas ?
— Exactement, dis-je non sans noblesse.
— Nous avons arrêté vingt personnes à titre d’otages. Elles seront exécutées demain matin si le coupable n’est pas découvert.
— Alors, relâchez-les…
— Ah oui ?
— Dame, puisque vous me tenez…