Et voilà que subito j’entrave la raison pour laquelle il ne me parle pas. Il n’est pas sourd-muet, il est étranger et il ne gazouille pas un mot de français. Comme il ne tient pas à ce que cela se sache il adopte le parti le plus sage : celui de se visser la langue au palais.
— T’es Allemand ? je lui fais.
Il ne répond pas.
— Deutsch ?
Silence.
— C’est pas pour te vexer, murmuré-je, mais t’as moins de conversation qu’un sac de plâtre !
J’ajoute à tout hasard :
— English ?
Là, il a un très léger frémissement que mon œil de lynx a enregistré.
— I speak English, dis-je effrontément. And you, Toto, do you speak English ?