Il va y avoir de la joie. Jamais le pseudo-Thierry n’aura autant l’air d’un melon que tout à l’heure…

Nous gagnons des ruelles paisibles et sombres. Après ce numéro de cirque dans les lumières de la fête, il me semble que je ne me lasserai jamais de l’obscurité.

Nos actions reprennent de la valeur, seulement le hic, c’est de trouver une planque.

Je crois le moment venu de toucher deux mots de mes préoccupations à Laura :

— Votre appartement est brûlé désormais ! lui dis-je. Vous avez de la famille ?

— Non.

— Tant mieux. Vous connaissez Bruxelles, moi pas. Vous ne voyez pas un coin tranquille où nous puissions nous terrer pendant quelque temps ?

— Il faudrait demander à Bourgeois…

— Bourgeois ! Sapristi, il faut le prévenir d’urgence, car il va lui arriver des pépins à lui aussi…

— N’ayez pas peur, me rassure Laura. Bourgeois n’est pas son véritable nom, et je n’ai jamais donné de précisions sur lui à Thierry.