— Debout ! ordonne la jeune femme.

Je me redresse.

— En route !..

Je me dirige vers la porte d’entrée, mais elle me stoppe.

Pas par là !

Du canon de sa mitraillette, elle me désigne l’issue secrète.

Bertrand, serrant sa main sanglante contre sa poitrine, s’engage le premier dans l’étroit escalier. Je le suis. Les autres ferment la marche, abandonnant les corps dans le bureau. Un grand claquement ! Le coffre a repris sa place dans le mur. Cette fois les carottes sont archicuites. Personne ne découvrira jamais ce passage clandestin. D’ici pas longtemps, je vais aller rejoindre Héléna II dans la chaudière ; la chose est courue.

Nous aboutissons dans la petite pièce où ronfle la fameuse chaudière.

— Commissaire, fait Héléna, j’ai le regret de vous annoncer que je vous juge, que je vous condamne à mort, que je rejette votre pourvoi en grâce et que je vous exécute.

Elle pose l’ouverture (ou plutôt la sortie) de sa mitraillette sur ma poitrine.