Héléna tâte la poche à soufflet située de son coté, et en extrait un flacon plat. Elle dévisse le bouchon et me tend la bouteille. Je renifle : si ça n’est pas le plus chouette cognac du monde, moi je suis le fils ainé d’un cheval de bois et d’une pompe à bicyclette.

J’ajuste le goulot à mes lèvres, et je lève le coude jusqu’à ce que le contenu du flacon soit passé à l’intérieur de mon coffrage. C’est ce qu’on appelle, dans les manuels de sciences première année, le principe des vases communicants.

Héléna et Schwartz me regardent, ébahis.

— Quelle descente ! s’exclame Schwartz…

— Oui, conviens-je, littéralement dopé, faut dire que j’ai été avaleur de sabres dans une vie antérieure…

Il sourit. Je le regarde attentivement. Il n’est pas tellement antipathique, ce zèbre. C’est un homme qui doit approcher de la quarantaine avec prudence. Il est brun, avec des lotos bleus et une peau très blanche.

Quelque chose de cordial flotte sur son visage.

Puis je bigle la miss Héléna, et je prends une nouvelle secousse dans le système glandulaire.

— Mouise ! je m’écrie, qu’est-ce qui vous prend d’être aussi jolie, Héléna ?

J’ajoute, pour ma trogne :