— D’accord, mais entre nous, qu’aurait à voir une question de drogue, à côté de celle qui nous préoccupe ?
— On ne sait jamais…
Nous continuons nos recherches. Et nous n’avons pas tort. Je pousse un cri de joie. À l’intérieur d’une statuette de bouddha, je déniche une petite boîte de lithinés, qui contient des étuis de messages pour pigeons. À l’intérieur de ceux-ci, il y a une poudre blanche.
— Sentez !
Favelli pose son éteignoir sur l’ouverture d’un des tubes. Il renifle.
— Coco, murmure-t-il.
— Oui, coco… Cette fois tout s’éclaire.
— Ah ! oui ?
— Ben, voyons… Le type qui a été enterré rue Paradis faisait du trafic avec Su-Chang. Il devait être préposé à l’envoi des messages, et il utilisait ce mode de transport ailé pour véhiculer sa came, laquelle came était réceptionnée par un complice de Nice. Un jour, Früger, ou quelqu’un d’autre, a découvert le pot aux roses. Le gars qui devait avoir un tube vide sur lui, pressentant un « interrogatoire », a dissimulé promptement ce tube dans sa bouche. Il a dû être lessivé avant d’avoir pu allonger le Chinois.
Favelli pousse un gloussement de dindon.