— Mais je ne sais rien ! dit-il précipitamment.
Ce garçon, malgré sa race, doit être assez émotif. Si seulement je possédais un argument à lui servir, il se laisserait peut-être glisser…
Je me décide à tenter quelque chose.
— C’est bon, montre-moi tes papiers.
Il s’appelle Su-Chang, et il habite rue Saint-Ferréol. Sans insister, je prends deux jetons à la caisse, et je descends au sous-sol où se trouve la cabine téléphonique.
Je compose le numéro de la Sûreté.
— Passez-moi le commissaire Favelli, dis-je sèchement.
On me répond que le commissaire est chez lui, mais qu’il y a encore dans son bureau son second : l’inspecteur Baudron.
Je dis que je m’en contenterai et le standardiste me le sert sur un plateau.
— Allô, Baudron ? Ici commissaire San Antonio.