Galvanisée, elle torche coup sur coup trois glass. Ça y est, mon petit truc à réussi.

*

Nous descendons à l’hôtel Imperator où j’ai la joie de retrouver mes bagages. Je m’empresse de passer un coup de bigophone à l’ambassadeur.

— Allô, Excellence ? Ici San Antonio, avez-vous reçu une communication au sujet du bateau ?

— À l’instant, répond-il, le chef de la police vient de me prévenir qu’un bâtiment correspondant au vôtre a été repéré au large de Capri. La police côtière l’a arraisonné et deux officiers sont montés à bord, ils ont été pour leurs frais, le yacht appartient à un Brésilien, un certain Curno Pantoz, ce dernier a proposé aux officiers de perquisitionner, aucune femme ne se trouvait à bord et les papiers étaient en règle. Ils se sont excusés. Qu’en dites-vous, commissaire ? Croyez-vous qu’il s’agirait de notre bâtiment ?

— M’est avis que oui, Monsieur l’Ambassadeur, mais je me doutais que ces carnes auraient pris leurs précautions ; ils sont fortiches.

Je salue et raccroche.

Me voilà en plein pastis ; car je ne peux plus compter repêcher mes zèbres grâce au bateau. De moins, ce renseignement m’apporte-t-il la certitude qu’Else et ses sangliers sont en Italie, à Naples, ou à Rome, et je pense pouvoir éliminer Naples, car cette fille est attirée par les documents comme une panthère par une charogne.

Pourvu que l’ambassadeur ne se les laisse pas crever sous son blair.

J’en ai une sueur froide, rien que d’y songer. Je reprends l’appareil.