— Très bien. La marijuana me tente !
Il rit…
— Écoutez, doc, je m’excuse d’être toujours pendu après vous, mais depuis quarante-huit heures je ne suis pas dans mon état normal. J’ai mis le nez dans une affaire qui ne me paraît pas catholique et l’imminence de mon départ pour les États-Unis me rend nerveux…
Il me laisse parler, sachant bien que je vais lui demander quelque chose…
— Docteur, ne riez pas, c’est à cause de cette tête de mouton… Je n’arrive pas à croire que quelqu’un ait fait des kilomètres en pleine nuit pour aller la brûler…
— Cela me paraît pour le moins bizarre à moi aussi, convient-il.
Je me réjouis en pensant qu’il est accroché. C’est très bon pour la réalisation de mon projet.
— Voilà l’idée qui m’est venue… Supposez que ce quelqu’un ait brûlé un cadavre dans la chaudière… Ou plutôt qu’il ait un cadavre humain à y brûler… Il se dit que cela va faire beaucoup de fumée, que cela va sentir mauvais, que cela va laisser des traces suspectes…
— Oui ?…
— Ce quelqu’un est malin. Il se munit d’un cadavre de mouton…