— Mande pardon, patron, je fais.
Le zig est un grand sec avec une tête comme un plumeau sans plumes.
Il a le regard chassieux.
Je réalise que je lui parle dans une langue qu’il ne connaît pas.
— Je ne parle pas français, récite-t-il avec un accent à découper au chalumeau oxhydrique.
— Et moi, I not speak english je déclare.
Ça le fait marrer. Lorsqu’il rit, on dirait que sa bouche va faire des petits.
Je me cramponne le bocal et je réfléchis.
— Je go to Northampton, dis-je enfin.
Comme dit un pote à moi : je suis polygone, j’habite Vincennes.