Le chauffeur me sort un grand baratin que je ne pige pas et il me fait signe de grimper dans son bahut.
Ça m’étonnerait qu’il me pilote jusqu’à la ville en question, mais enfin, il va peut-être me faire faire un bout de chemin.
Dix minutes plus tard, sa tire stoppe devant un édifice qui ressemble plus à une gare qu’à une pissotière.
— Northampton ! dit le grand mec.
J’ai pigé. Un crétin pigerait, y a pas de mérite !
J’allonge un biffeton d’une livre et il me rend la monnaie.
— Merci, dis-je en m’engouffrant dans la station.
La matinée est déjà assez avancée pour son âge lorsque je débarque à Northampton. Le brouillard s’est fait la valise ou alors il est resté dans la région londonienne.
Vous allez peut-être me traiter de menteur, mais je vous affirme qu’il y a des bribes de soleil sur les toits…
J’avise un policeman avec un casque à impériale et je lui demande l’auberge du « Lion Couronné ». Il me l’indique illico car c’est à deux pas, sur une petite place aux pavés bien égaux.