« Le nom de ce capitaine ! m’écriai-je, le nom de ce capitaine, et je te donne un sicle d’or ! »

Le Chaldéen cligna de l’œil d’un air sournois.

« Donne deux sicles et je te dirai le nom, puisque tu y tiens tant, » répondit-il en tendant la main.

J’y jetai les deux sicles d’or, que l’homme serra dans sa bourse sans se presser. Je tressaillais d’impatience.

« A présent que j’ai mes sicles, dit le Chaldéen, pourquoi te dirais-je le nom de l’homme ? »

Furieux, je fus sur le point de le saisir à la gorge.

« Allons, Rabchaké, cria un des marchands phéniciens qui étaient là, cesse tes sottes plaisanteries. Capitaine, le nom de notre compatriote qui est ici, au service du roi, est Bodmilcar Tyrien. »

Je jetai un cri.

« A nos navires, et tout de suite ! »