Ouvrages à consulter.
- Movers (F. C.). Das Phönizische Alierthum.
- Renan. Mission en Phénicie.
- Daux. Recherches sur les Emporia phéniciens dans le Zeugis et le Byzacium.
- Nathan Davis. Carthage and her remains.
- Wilkinson. Manners and Customs of ancient Egyptians.
- Hockh. Kreta.
- Grote. History of Greece.
- Mommsen. Geschichte der Römische Republik (Introduction et Ier chapitre).
- Bourguignat. Monuments mégalithiques du nord de l’Afrique.
- Fergusson. Rude Stone Monuments. (Très-bien résumé en français par M. Louis Rousselet dans la Revue d’Anthropologie.)
- Broca et A. Bertrand. Celtes, Gaulois et Francs (dans la Revue d’Anthropologie).
- L’abbé Bargès. Interprétation d’une inscription phénicienne trouvée à Marseille.
- Layard. Nineveh and its remains.
- Botta. Fouilles de Babylone.
- Reuss. Nouvelle traduction de la Bible (en cours de publication).
Éclaircissements.
Chapitre I.
J’ai adopté le mot classique de « [Phéniciens] » pour être mieux compris. Le mot national est « Cananéens ». Les gens que les Grecs ont appelés « Phéniciens », mot qui peut s’interpréter de deux façons : « les Rouges » ou « les gens du pays des dattes » s’appelaient entre eux Cananéens, c’est-à-dire « gens de la basse terre », par opposition aux « Araméens », c’est-à-dire aux « gens de la haute terre, de la montagne ». Ce n’est pas le lieu ici de me livrer à une dissertation linguistique et ethnographique sur les deux mots Khna et Aram, d’où Cananéen et Araméen tirent leur origine.
Le sens du mot [sicle], qui s’orthographie dans le dialecte hébraïque et se prononçait probablement aussi chekel, est « objet pesé ». On comprend donc qu’il s’applique à la fois à la monnaie, dont les marchands phéniciens inventèrent certainement l’usage, et au système de poids.
Le mot [gaoul] signifie « un objet rond, creux ». On voit pourquoi il s’applique aux navires ronds qui servaient au commerce. Les Phéniciens appelaient Gozzo : Gaulo Melitta, « Malte la ronde. »
Le type du gaoul est essentiellement tyrien. Onerariam navem Hippus Tyrius invenit. (Pline, Hist nat.)
Pour reconstruire un [navire phénicien], je me suis servi particulièrement :
- De deux planches des fouilles de Layard ;
- De la description très-exacte et très-complète qu’en fait le prophète Ézéchiel (Prophétie contre Tyr) ;
- D’une description fort intéressante que donne Xénophon (dans les Œconomiques) du grand navire phénicien qui vient tous les ans au Pirée ;
- Des planches de l’ouvrage de Wilkinson.