Ouvrages à consulter.

  1. Movers (F. C.). Das Phönizische Alierthum.
  2. Renan. Mission en Phénicie.
  3. Daux. Recherches sur les Emporia phéniciens dans le Zeugis et le Byzacium.
  4. Nathan Davis. Carthage and her remains.
  5. Wilkinson. Manners and Customs of ancient Egyptians.
  6. Hockh. Kreta.
  7. Grote. History of Greece.
  8. Mommsen. Geschichte der Römische Republik (Introduction et Ier chapitre).
  9. Bourguignat. Monuments mégalithiques du nord de l’Afrique.
  10. Fergusson. Rude Stone Monuments. (Très-bien résumé en français par M. Louis Rousselet dans la Revue d’Anthropologie.)
  11. Broca et A. Bertrand. Celtes, Gaulois et Francs (dans la Revue d’Anthropologie).
  12. L’abbé Bargès. Interprétation d’une inscription phénicienne trouvée à Marseille.
  13. Layard. Nineveh and its remains.
  14. Botta. Fouilles de Babylone.
  15. Reuss. Nouvelle traduction de la Bible (en cours de publication).

Éclaircissements.

Chapitre I.

J’ai adopté le mot classique de « [Phéniciens] » pour être mieux compris. Le mot national est « Cananéens ». Les gens que les Grecs ont appelés « Phéniciens », mot qui peut s’interpréter de deux façons : « les Rouges » ou « les gens du pays des dattes » s’appelaient entre eux Cananéens, c’est-à-dire « gens de la basse terre », par opposition aux « Araméens », c’est-à-dire aux « gens de la haute terre, de la montagne ». Ce n’est pas le lieu ici de me livrer à une dissertation linguistique et ethnographique sur les deux mots Khna et Aram, d’où Cananéen et Araméen tirent leur origine.

Le sens du mot [sicle], qui s’orthographie dans le dialecte hébraïque et se prononçait probablement aussi chekel, est « objet pesé ». On comprend donc qu’il s’applique à la fois à la monnaie, dont les marchands phéniciens inventèrent certainement l’usage, et au système de poids.

Le mot [gaoul] signifie « un objet rond, creux ». On voit pourquoi il s’applique aux navires ronds qui servaient au commerce. Les Phéniciens appelaient Gozzo : Gaulo Melitta, « Malte la ronde. »

Le type du gaoul est essentiellement tyrien. Onerariam navem Hippus Tyrius invenit. (Pline, Hist nat.)

Pour reconstruire un [navire phénicien], je me suis servi particulièrement :

  1. De deux planches des fouilles de Layard ;
  2. De la description très-exacte et très-complète qu’en fait le prophète Ézéchiel (Prophétie contre Tyr) ;
  3. D’une description fort intéressante que donne Xénophon (dans les Œconomiques) du grand navire phénicien qui vient tous les ans au Pirée ;
  4. Des planches de l’ouvrage de Wilkinson.