— Comment se porte le roi Hiram ?
— Il se porte bien.
— Et comment se porte le peuple de Tyr, et aussi le roi de Sidon et le peuple de Sidon ?
— Ils se portent bien.
— Je suis satisfait. Donne-moi les lettres du roi Hiram. »
Je remis le papyrus scellé à un des officiers, qui le présenta au roi. Il le lut avec attention, et me regardant d’un air bienveillant :
« Magon, fils de Maharbaal, je suis content de te voir, me dit-il. Qui sont ces gens avec toi ? »
Je les nommai l’un après l’autre.
« Je suis satisfait que tu emmènes Chamaï et Bicri, et que tes guerriers soient sous les ordres d’Hannibal, que je reconnais à présent. J’aime que mes jeunes gens voyagent par toute la terre : ils rapporteront de l’expérience et de la sagesse dans ce pays. Jéhochaphat, le secrétaire, préparera la liste des objets que tu dois rapporter. Tu y ajouteras, suivant ton jugement, ce que tu trouveras de rare et de curieux. Que désires-tu de moi avant de partir ?
— O roi, lui répondis-je, je désire que Chamaï ici présent puisse recruter quarante archers et hommes d’armes experts et vigoureux. Je désire aussi du blé, de l’huile, du vin et ce qu’il faut en choses pouvant se conserver, afin de nourrir tous mes gens sur la Grande Mer.