— Nous dérivons, » me dit rapidement le pilote.

D’un bond je fus à nos amarres. Elles étaient coupées.

« Tout le monde debout ! criai-je pleins poumons. Allumez les fanaux ! »

Au même instant, une voix lointaine m’arriva de la rive gauche :

« Ho hé, l’Astarté !

— Ho hé, vous autres ! répondis-je.

— Nous allons à la dérive, nos amarres sont coupées. »

Le pont de l’Astarté se couvrait déjà de monde, et trois ou quatre fanaux s’allumaient.

« Tout le monde à son poste ! Rameurs à vos avirons ! criai-je. Rame à rester en place ! »

En même temps je vis des lumières s’allumer sur la rive gauche.