| Locut. vic. | Cela m’embête. |
| Locut. corr. | Cela m’assomme. |
Embêter est certainement une expression qui, dans la signification que nous venons de rapporter, est de la plus grande trivialité, et ne saurait être recueillie par nos dictionnaires, qui peuvent d’ailleurs nous offrir à sa place beaucoup d’équivalens; mais nous pensons qu’il est certains cas où embêter devient un mot très-bon, qui ne peut même être remplacé par aucun autre. Qu’un homme se trouve au milieu d’un grand nombre de bêtes, cet homme n’est-il réellement pas embêté? comme il serait encanaillé, s’il était entouré de canaille, enfariné, s’il était couvert de farine? etc. Pourquoi nos lexicographes ne nous donneraient-ils pas embêter dans ce sens-là?
EMBROUILLAMINI.
| Locut. vic. | C’est un embrouillamini à ne plus s’y reconnaître. |
| Locut. corr. | C’est un brouillamini à ne plus s’y reconnaître. |
Le mot brouillamini nous semble être de longueur à pouvoir très-bien se passer d’allonge. C’est au reste une chose assez remarquable que le penchant des personnes illettrées pour l’augmentation des syllabes d’un mot: rébarbaratif, décesser, écosse de pois, embarbouiller, etc., en fournissent des preuves. Cela remplit mieux la bouche et produit plus d’effet.
Voltaire s’est à tort servi de ce mot: «Il y a au troisième acte un embrouillamini qui me déplaît.» (Correspond. générale.)
ÉMÉLIE.
| Prononc. vic. | Émélie. |
| Prononc. corr. | Émilie. |