| Orth. vic. | Feue la reine. | |
| La feu reine. | ||
| Orth. corr. | Feu la reine. | |
| La feue reine. | ||
«Ce mot n’a point de pluriel, et même il n’a pas de féminin lorsqu’il est placé avant l’article ou avant le pronom personnel.» (Acad.) Feu ma tante, ma feue tante.
FIBRE.
| Locut. vic. | De longs fibres. |
| Locut. corr. | De longues fibres. |
Le genre de ce substantif, resté long-temps douteux, ne l’est plus aujourd’hui. Le féminin a prévalu.
FILS.
| Locut. vic. | Le fils Durand est parti. |
| Locut. corr. | Durand fils est parti. |
Le père Michaud, la mère Roger, sont des personnes d’un âge mûr, qu’on nomme ainsi seulement à cause de leur âge, et qui peuvent ne pas avoir d’enfans. Michaud père, madame Roger mère, sont vraiment un père et une mère, et si l’on ajoute à leurs noms ces mots père et mère, c’est afin de les distinguer de leurs enfans. C’est par analogie avec ces deux dernières locutions que l’on doit dire Durand fils, puisque fils est ici un véritable titre de relation, qui ne peut recevoir l’acception détournée qu’on attribue aux mots père et mère dans ces locutions, le père Michaud, la mère Roger.